Norvège : étude du vapotage passif - cigarette électronique - Vs Tabagisme passif
Norvège : étude du vapotage passif - cigarette électronique - Vs Tabagisme passif

Vapotage passif aussi dangereux que le tabagisme passif ?

Cette semaine, les médias français ont relayé l’information suivant laquelle le vapotage passif (cigarette électronique) représenterait un aussi grand danger que le tabagisme passif (cigarette papier). L’AFP s’appui sur un rapport norvégien qui dénoncerait les risques pour la santé associés à l’utilisation d’e-cigarette en matière d’inhalation passive de la vapeur de cette dernière

Introduction du rapport norvégien sur l’ e-cigarette

Depuis que la cigarette électronique a été introduite sur le marché, le nombre des ventes et de son utilisation auprès des fumeurs n’a cessé de progresser depuis 2012-2013 dans les pays, comme la France, le Royaume Uni ou les USA, où la e-cigarette est accessible, en vente libre contrairement à des pays tels que le Brésil ou l’Australie. Il y a des centaines de marques de cigarettes électroniques sur le marché mondial , des milliers de saveurs, et ce nombre augmente de façon spectaculaire. Sans oublier l’industrie du tabac, de plus en plus impliquée dans la production, la commercialisation et la vente d’ e-cigarettes.

La prévalence de la consommation régulière de cette  « cigarette sans tabac » est relativement élevée chez les personnes qui fumaient et parmi les fumeurs occasionnels. Sans surprise, les données en provenance de Norvège indiquent que, jusqu’à présent, ce sont surtout les fumeurs actuels et anciens fumeurs qui, non seulement expérimentent les cigarettes électroniques, mais les adoptent pour une utilisation régulière.

Il semble clair, pour les chercheurs norvégiens que les utilisateurs réguliers de la cigarette électronique est une affaire d’adultes et de fumeurs. D’après les données actuelles, les analystes évaluent les chiffres suivants :

    • Près de 50 000 personnes utiliseraient une e-cigarette par semaine ou plus souvent
    • 100 000 personnes utilisent les e-cigarettes moins fréquemment
    • Environ 500 000 personnes ont seulement essayé une fois ou plusieurs fois.

Basé sur l’évaluation du « Norwegian Institute of Public Health » (NIPH), ces données semblent indiquer que l’e-cigarette en Norvège a sans doute aider les fumeurs pour arrêter de fumer régulièrement et n’a pas agi comme une passerelle vers tabac.

Rapport Norvégien sur les dangers du vapotage passif

Le rapport norvégien fait état d’une évaluation des risques pour la santé des principaux composants individuels des e-liquides pour cigarette électronique ainsi que de leurs métabolites (transformation biochimique d’une molécule initiale) potentiellement plus dangereuses. L’Institut Norvégien de Santé Publique (INSP) a également procédé à une évaluation fondée sur l’exposition directe à un ensemble de fines particules issus du mélange des substances dans la vapeur produite par des e-cigarettes (cet ensemble est appelé Aérosol), ce qui signifie, que lorsque le e liquide dans le clearomiseur (ou atomiseur) est chauffé et l’air est aspiré au-dessus de la « cartouche », l’aérosol de particules de liquide qui est formé sont inhalées.

La taille et la concentration de ces particules seraient, selon le rapport norvégien, comparables aux particules formées à partir de la fumée de cigarettes régulières. L’aérosol de l’e-cigarettes contient du propylène glycol, du glycérol (glycérine), de la nicotine et une variété d’arômes. De petites quantités de nitrosamines spécifiques du tabac (NAST), divers aldéhydes (formaldéhyde, l’acétaldéhyde, acroléine), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des alcaloïdes de tabac, organiques volatils des composés et des divers métaux ont également été détectés dans ses fines particules.

Les chercheurs précisent cependant, que les connaissances sur l’étendue de l’utilisation de cigarette électronique en Norvège sont plus nombreuses, mais encore trop peu sur le type de substances auxquelles les vapoteurs sont exposées à cause de la grande variété de types de cigarettes électroniques et les composants de e-liquides. L’institut norvégien précise également :

Aujourd’hui, les connaissances sont insuffisantes pour faire une évaluation des risques pour la santé complète de e- cigarettes. Il est également impossible de faire une évaluation des dangers et risques pour la santé de toutes les substances qui peuvent être présentes dans le e-liquide et aérosol à partir d’e-cigarettes.

A analyser de près, le rapport fait état d’un grand nombre d’incertitudes à l’image de ce qui suit :

Les mesures du contenu des e liquides pour cigarettes électroniques présentent une très grande variation entre les différents produits, types et concentrations. Il y a aussi de grandes variations dans les méthodes de mesure utilisées et l’utilisation des modèles (nombre de bouffées, volume, durée, etc.). Cela rend très difficile d’estimer ce que l’utilisateur d’une e-cigarette inhale en réalité.

En lisant en détail le rapport de L’institut national de santé publique norvégien, nous avons beaucoup de mal à saisir les raisons qui poussent les médias français à transformer ces informations en titres sensationnels, volontairement alarmistes sans même lui opposer la précédente étude sur le vapotage passif du Dr Konstatinos Farsalinos qui déclare sur son blog :

L’INSP est obligé (juridiquement et scientifiquement) de rétracter les (et quelques autres) fausses déclarations de leur rapport. Ils devraient fournir une information adéquate, fiable et fondée sur la science au public et aux organismes de réglementation.

Recherches : vapotage passif -

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